Ventilation un enjeu sanitaire :

Nous passons entre 70% et 90% de notre temps dans des lieux clos. Partant de ce constat, la qualité de l’air à l’intérieur des locaux revêt une importance réelle qui, en fait, est une véritable question de santé publique.

Dans un bâtiment fermé, renouveler l’air intérieur est indispensable pour préserver la qualité de l’air ambiant. Une bonne ventilation permet d’assainir l’air, en évacuant les odeurs de fumées et les polluants. Un apport d’air extérieur chargé d’oxygène préserve la santé des habitants de la maison et améliore la combustion des appareils de chauffage. Dans les pièces humides (cuisine, buanderie, salle de bains, W.C.…) une VMC efficace évite la formation de moisissures et limite la condensation due à l’humidité, qui peut sur le long terme détériorer les peintures, les murs et les plafonds.

2.1.2. Arrêté du 22 octobre 1969 Article 1 : «L’aération des logements doit pouvoir être générale et permanente au moins pendant la période où la température oblige à maintenir les fenêtres fermées et la circulation de l’air doit pouvoir se faire principalement des pièces principales vers les pièces de service

 

La VMI ou ventilation mécanique par Insufflation inverse le principe de fonctionnement de la VMC. Plutôt que d’aspirer l’air vicié, elle insuffle l’air neuf vers l’intérieur de l’habitation, tout en le filtrant et en le préchauffant. Elle ne nécessite pas de passage de gaines, ce qui est un avantage en rénovation lorsque de gros travaux ne sont pas envisageables. Elle convient particulièrement aux personnes sensibles aux allergies, car elle assèche l’air trop humide en le préchauffant et elle contient des filtres très performants.

Le système de ventilation à simple flux est le plus utilisé actuellement. Il comporte des bouches d’extraction autoréglables reliées à un moteur. Ce dernier assure l’extraction de l’air chargé d’humidité provenant de l’intérieur de l’habitation. L’alimentation en air extérieur se fait la plupart du temps grâce à des entrées d’air situées sur les fenêtres. Peu onéreuse et facile à installer, la VMC simple flux fonctionne en continu et peut provoquer des courants d’air. Elle est parfois un peu bruyante et occasionne des déperditions de chauffage.

La VMC hygroréglable règle son débit d’air en fonction de l’hygrométrie de son environnement. Les déperditions d’énergie sont ainsi moins importantes qu’en utilisant une VMC simple flux classique, car le flux d’air est ajusté en permanence. Il existe 2 types de VMC hygroréglables :

  • La VMC hygro de type A : seules ses bouches d’aération s’ajustent au taux d’humidité. Ses entrées d’air sont semblables à celles d’une VMC classique à simple flux. L’apport d’air est donc constant même si l’extraction d’air est régulée.

  • La VMC hygro de type B : à la différence de celle de type A, ses entrées d’air sont également hygroréglables permettant une régulation plus performante de son débit. Les déperditions thermiques sont aussi plus faibles.